Le quartier des trois ormes, un aperçu de la ville de demain – Episode 1/2

4 juillet 2018

Avec une croissance démographique importante, Val d’Europe, territoire de plus de 30 000 habitants, accueillera très bientôt 650 nouveaux logements, dont près de 250 se trouveront dans le quartier des Trois Ormes, nouveau quartier au sud de Coupvray.

Pour sa création, les équipes de Real Estate Development by Euro Disney et BPD Marignan ont travaillé en collaboration avec quatre cabinets d’architectes et le bureau d’étude Energelio. L’été dernier, chacun des acteurs a participé à douze semaines de workshop favorisant une réflexion commune et rapide autour de la création de ce nouveau quartier. Certains principes utilisés pour composer le reste du territoire ont été repris : le primat de l’urbanisme sur l’architecture et la projection d’une vision d’ensemble – une ambiance générale servant de référent pour la conception des constructions. En revanche, pour la première fois sur le territoire, les urbanistes ont été incités à penser le développement du quartier en autonomie vis-à-vis du centre urbain de Val d’Europe. Cet article retrace étape par étape les dix années de travail nécessaires à son élaboration.

Construction du nouveau quartier de Coupvray à l’image d’une ville sédimentaire – une ville construite sur elle-même au fil du temps.

Situé à l’extrémité nord de Val d’Europe, le quartier des Trois Ormes est séparé du centre urbain par un domaine hôtelier. Afin d’assurer à ses résidents un accès direct aux petits et grands commerces, aux activités culturelles et récréatives, il a été convenu que le quartier sera doté de sa propre centralité, répondant ainsi au principe de poly centralité qui caractérise les villes les plus agréables. Ce nouveau pôle de vie tend aussi à limiter les déplacements sur les routes alentours déjà saturées.

La conception des plans du quartier se base sur ceux du château de Coupvray, au travers d’un aménagement à la française, dans l’objectif d’offrir des possibilités de développements futurs. Cela permet aussi de créer une continuité avec l’héritage historique de la ville, offrant la possibilité à ce nouveau quartier de s’inclure facilement dans son prolongement, cela malgré un important passage routier et la séparation créée par le parc du château.

La localisation excentrée du quartier des trois ormes, la présence du parc du château de Coupvray et le désir d’accueillir une population familiale stable a induit un projet urbain basé sur de grands îlots divisés en longues parcelles, à l’image de celles des villes du Moyen-Âge.

Du fait de leur grande dimension, les îlots sont traversés par des venelles et des allées réservées aux circulations douces. Ils comportent des espaces verts publics intérieurs, des petits équipements, des jeux d’enfants, des fontaines etc.

Des jardinets précèdent les maisons et protègent l’intimité familiale. D’autre part, afin d’éviter la multiplication des accès aux garages, les véhicules des habitants des maisons sont abrités dans les parkings sous-terrain situés sous les immeubles qui bordent les voies principales ou dans des cours à l’arrière des jardins, lorsque la densité des constructions diminue.

Une disposition, vérifiée par l’histoire de la croissance des villes, qui permet d’agrandir les maisons, répondant ainsi aux besoins de ses habitants, qui dès lors ne sont pas obligés de déménager en raison d’événements familiaux. L’idée des urbanistes a été de renouer avec l’idée qu’une ville ou un quartier se construit avec le temps, les époques se succédant, chacune apportant son empreinte.

Ils ont imaginé et reconstitué une histoire qui aurait pu se passer :

« Il était une fois le beau village de Coupvray. Le château et son parc ainsi que la campagne environnante furent pendant longtemps les éléments constitutifs d’une économie agraire à l’écart des chemins battus.Un peu avant la révolution française, un hameau champêtre composé de quelques maisons s’était installé non loin. De jolies maisons paysannes toutes chaulées de blanc étaient blotties les unes contre les autres, groupées un peu au hasard autour d’un pré commun. On élevait des chèvres et des moutons et on cultivait de beaux légumes dans la terre grasse de la Brie.

Vers 1830, un riche propriétaire terrien offrit aux habitants du hameau un local servant de classe dans une petite construction néo-classique (aujourd’hui affecté à l’usage de tous les habitants du quartier). Puis la révolution industrielle est arrivée et le train rompit l’isolement du village.

Vers 1880, s’installèrent les premiers villégiateurs attirés par la beauté du pays, qui construisirent, à l’écart du hameau, des maisons dans le style Arts & Crafts – style du retour à la Nature alors à la mode. En 1900, une voie neuve fut tracée dans le prolongement d’une avenue du parc, et, sous l’influence des belles années du Vésinet de Compiègne ont été édifiées des maisons groupées dans le style 1900 avec leurs verrières, leurs jeux de briques et leurs toitures affirmées.

La Grande Guerre marqua un temps d’arrêt, puis vint l’engouement des années 1920 pour les cités jardins avec leurs coquettes maisons jumelées, souvent précédées d’un jardinet et de leurs amples toitures en tuiles rouges. On construisit, disait-on à l’époque, la ville à la campagne.

Le quartier poursuivit sa mue au cours des années 1930, marquées simultanément par les lignes brisées de l’Art Déco, évocatrices de l’électricité et des rayons du soleil et le cubisme qui marque l’entrée de l’époque dans la modernité internationale. »

> Episode 2

Retour vers les actus