Fabienne van der Vleugel

20 octobre 2016

Avocat à la Cour d’Appel de Paris, Médiateur agréé, Arbitre
Barreau de New York – Barreau de Meaux
Spécialiste en droit des sociétés, Transmission et restructuration des entreprises

« S’installer au Val d’Europe, c’est bien plus qu’une décision professionnelle, c’est un choix de vie »

 «Tu es vraiment certaine de vouloir t’installer là-bas ?  Tu vas briser ta carrière internationale ! » ou, pire « Mais, que vas-tu faire chez les betteraviers ? » : C’est ce type de commentaires que Fabienne van der Vleugel, avocat spécialiste en droit des sociétés, a dû entendre, quand elle a annoncé sa décision de quitter le Barreau de Paris pour rejoindre celui de Meaux.

Et pourtant, elle avait mûrement réfléchi son  installation sur le territoire du Val d’Europe, elle sait parfaitement pourquoi elle a choisi d’y constituer sa société, et elle ne regrette rien !

D’origine hollandaise, née en Belgique, ses études de droit la conduisent en Espagne dans le cadre du programme Erasmus, puis aux USA,  à Georgetown University Law Center (Washington DC). Elle intègre le Barreau de Bruxelles en 1995, décide de travailler pour Baker & McKenzie, et est admise au Barreau de New York dès 1997.  Elle rejoint ensuite le Barreau de Paris et le cabinet d’avocats Landwell & Associés où, en tant que manager, elle assure notamment le suivi de plusieurs plans d’épargne salariale mondiaux pour les sociétés cotées au CAC 40 et participe à la négociation de contrats à connotation internationale.

Mais tout n’est pas dit. Si elle a décidé de quitter la Belgique pour la France, en 2001, c’est pour rejoindre son fiancé qui, lui, habite un petit village au nord de la Seine et Marne.  Et, tous les jours, pendant presque 3 ans, elle fait l’aller-retour entre la Seine et Marne et Paris. Le souhait de fonder une famille, de voir ses enfants grandir, tout en maintenant un rythme professionnel soutenu, provoque un déclic : elle ne veut plus faire ces trajets quotidiens qui l’épuisent. « Je me voyais vivre ma vie, sans y être vraiment», résume-t-elle quand elle repense à cette époque. Il fallait oser changer de mode de vie.

Il y a eu un temps d’hésitation et de réflexion, évidemment. Quitter la capitale pour s’installer en Seine et Marne, n’est-ce pas lâcher la proie pour l’ombre ? Très peu de personnes ont soutenu sa démarche qui paraissait de prime abord fort déroutante, voire déplacée.  Très peu ont imaginé pouvoir donner à cet élan inhabituel une qualité de développement professionnel.  « J’ai réalisé que j’hésitais à ancrer ma vie professionnelle en Seine et Marne pour de mauvaises raisons. Il n’y a rien de critiquable à vouloir rentabiliser au mieux les 24h d’une journée, et organiser sa vie professionnelle autour de sa vie privée – et non le contraire. Entendons-nous bien, ce n’est en soi ni mieux, ni moins bien de se fixer ici ou ailleurs. Chacun définit son mode de vie qui lui convient et aucun choix n’est critiquable ou honteux.  Mais, précisément : il s’agit d’un choix qu’il convient de définir à un moment donné, pour ne pas laisser les années passer en se disant « je pouvais, je pourrais, j’aurais pu, mais je n’ai pas pu ».  De mon côté, je me suis dit que le développement d’un business international n’exigeait pas forcément de se concentrer uniquement sur une capitale.  En outre, le professionnalisme va aussi de pair avec une touche d’audace, voire de témérité. Et, sans audace, on n’avance pas.  Certains clients me disent encore, en recevant ma carte de visite « Brussels and New York, I know. But « Meaux » or « Serris », where is this ? » – mais quand ils viennent, ils comprennent bien vite. Et elle ajoute : « De mon côté, je ressentais un besoin quotidien d’espace, de sérénité et de nature – je viens de la campagne – mais je ne voulais pas pour autant renoncer à une assise professionnelle à vocation internationale faite d’exigences et de diversité culturelle.  Il fallait donc décider de s’implanter là où je pouvais réaliser ce qui paraissait de prime abord inconciliable ».

Quelques mois après la naissance de son deuxième enfant en février 2007, elle décide de constituer sa propre société VDV AVOCATS à Serris après avoir rejoint le Barreau de Meaux. Avec un sens certain de la formule, elle s’exclame : « J’ai gagné 4 heures de vie par jour ! 4 heures dans les transports que je peux désormais passer avec mon époux et mes trois enfants, que je peux conduire à l’école quand je suis en France, et en 15 minutes je suis à mon bureau au Val d’Europe! »

Le territoire du Val d’Europe l’a tellement convaincue, qu’elle a décidé d’y investir et de construire ses propres bureaux sur mesure.  Elle reçoit ses clients dans son vaste cabinet de 200 m² dont elle a imaginé l’architecture intérieure, le design et le sens de la circulation compte tenu notamment des réunions de médiation internationale qui y sont régulièrement menées : « Lorsque je suis nommée médiateur ad hoc ou judiciaire, que ce soit pour des dossiers à envergure internationale ou non, je dois être en mesure de recevoir les parties médiées dans un espace garantissant le respect, la confidentialité, la convivialité et le professionnalisme.  Il m’était nécessaire d’avoir une salle de réunion plénière suffisamment spacieuse pour réunir les parties en litige autour d’une même table, mais aussi des salles de réunion distinctes, privées et séparées, de standing parfaitement équivalent, pour chacune d’elles, tout en assurant un accès vers les jardins extérieurs sans que ni les uns, ni les autres, n’aient à se croiser ». Et elle connaît les exigences d’une médiation bien menée. Ainsi, en tant que présidente du Forum mondial des centres de médiation de l’Union Internationale des Avocats (UIA), elle organise, tous les 9 mois, dans l’un ou l’autre des continents, des réunions de travail de 2 à 3 jours, regroupant des médiateurs et chefs d’entreprises intéressés par ce mode alternatif de gestion des litiges.

Se fixer au Val d’Europe, ce n’est pas seulement garantir une facilité d’accès et des parkings aisés, c’est aussi choisir le carrefour idéal proche du RER, de la gare de Marne la Vallée et de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle: « Compte tenu de mes déplacements réguliers notamment pour l’accompagnement nécessaire à la négociation des contrats et vu le développement de mes activités en arbitrage international, il était important que je choisisse un point d’ancrage autorisant une gestion rationnelle du temps de trajets, me permettant aussi de ne pas sacrifier ma vie privée à cause des transports. Sur ce point, le Val d’Europe m’offre une qualité organisationnelle adéquate ».  Conseillère du Commerce Extérieur de la France et secrétaire générale du Comité 77, elle reste convaincue de l’intérêt croissant que peuvent avoir les entreprises françaises ayant une vision à l’international sur ce territoire du Val d’Europe prometteur d’avenir.

Fabienne a le souci de la mise en scène : « J’ai toujours du champagne au frigo pour sceller les accords entre des parties médiées qui se sont opposées ou pour féliciter les co-contractants au terme d’un closing âprement négocié ». La bonne organisation des espaces, dédiés à son métier du droit des affaires, respire l’empathie et le sens du détail : chaque salle s’est vu attribuer un nom avec sa transcription en braille…« Mes bureaux sont de plain-pied, car il m’a paru essentiel de pouvoir accueillir aisément les personnes à mobilité réduite. C’est une exigence d’attention qui m’a paru naturelle».  Tous les neuf mois, les murs de VDV AVOCATS accueillent les œuvres d’un peintre de la région, ce qui assure en plus un renouvellement constant de la décoration et du style, tout en permettant à l’artiste de se faire connaître sur le Val d’Europe et de créer des liens entre l’art et le droit des affaires – deux mondes fort conciliables. « Le droit des affaires au service des entreprises », c’est son credo.  « J’aime rappeler à mes étudiants [ndlr : Fabienne est chargée d’enseignement notamment en droit des affaires à l’international à l’UPEC, à Hoa Sen University, Vietnam et en droit des sociétés à l’UPEM], que le droit mérite d’être connu et non subi pour réussir de bonnes négociations ».  Les conférences et séminaires qu’elle organise  régulièrement dans ses locaux du Val d’Europe, pour ses clients et partenaires, sur divers thèmes d’actualité en droit des affaires, participent aussi à cet objectif.

Si elle a choisi le Val d’Europe, c’est aussi pour que ses clients et ses équipes soient entourés d’un environnement adéquat. Fabienne a veillé à ce que les jeunes stagiaires du cabinet travaillent dans un  bureau dédié, et elle a conçu des terrasses pour déjeuner au soleil quand la météo le permet. Le sens de l’humain, c’est son leitmotiv. « J’ai voulu créer un environnement simple et agréable, rassurant et accessible, des locaux qui garantissent des conditions de travail appropriées, un espace autorisant la réflexion, l’organisation de réunions ou d’assemblées générales au cours lesquelles se nouent parfois des décisions stratégiques, des bureaux pouvant accueillir mes clients dont l’avion atterrissait trop tôt et qui ne voulaient pas, en attendant l’heure de la réunion, passer 3h à l’aéroport. »  Autant d’hypothèses liées aux diverses facettes du métier du droit des affaires, qui ont été prises en considération en amont pour construire les bureaux de VDV AVOCATS.  « Je n’aurais pas pu concrétiser toutes les exigences de mon cahier des charges et faire construire mon cabinet dans une tel écrin, avec le budget que j’avais chiffré, si j’étais restée en plein centre de la capitale ». 

Le Val d’Europe garantit aussi une animation de vie à côté des bureaux, et c’est tellement important, notamment pour les très courtes pauses de déjeuner : « Ici, au Val d’Europe, on n’est pas facilement incognito, on se connaît vite.  Et il y règne ce petit « plus » qui donne à ce territoire nouveau, moderne et d’envergure internationale, une atmosphère encore bien conservée garantissant étonnement les avantages d’un « petit » village».

« Je me souviens d’une réflexion qui m’avait été faite lors de mon installation en Seine et Marne en 2007 : « Mon Dieu – m’avait dit cette personne – comme je vous plains.  Avoir réalisé un tel parcours pour se retrouver ici, c’est bien triste…».  Je m’étais fort étonnée de cette réflexion. Cette personne se trompait, et ne se doutait pas à quel point elle minimisait les richesses de sa région ». Fabienne détonne, étonne dans le monde du droit des affaires, et ne regrette aucun de ses choix. Comme d’autres chefs d’entreprises, elle a osé le pari du Val d’Europe, il y a plus de 10 ans, envers et contre tous, et elle est certaine d’avoir fait le bon choix : « Je sais que ce territoire du Val d’Europe est en plein développement. D’autres chefs d’entreprises l’ont aussi compris en faisant choix de s’y installer. On y croit tous.  Si c’est un pari fou, c’est une folie bien douce qui nous a envahie et qui nous a guidée ».

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